Niouses

Recherche du bateau idéal

Ces derniers temps, je commence à visiter de plus en plus de bateaux, l'un des derniers visités était « Nimic II » qui est un très beau ketch en acier de presque 14 mètres, il n'était pas à vendre mais sa propriétaire Gaït, qui souhaite aussi réaliser un tour du monde, aimerait le faire de préférence en partenariat, l'idée m'avait séduit mais ce projet de partenariat n'a pu se réaliser pour différentes raisons. Comme je l'ai écrit sur Choix du bateau, j'aurai aimé avoir un bateau avec faible tirant d'eau, mais ce qui m'importe le plus étant la sécurité et n'ayant pas les moyens financiers nécessaires à l'achat d'un tel bateau, j'ai donc pris la décision d'acheter un voilier costaud même ayant un fort tirant d'eau.

23 juin 2017 - Visite de Flaskap II

Aujourd'hui, je suis allé voir un ketch à vendre, car non seulement c'est beau un ketch mais entre temps j'ai compris que les ketchs avaient de nombreux avantages. Ce magnifique voilier a été construit en 1994, il fait 12 mètres sur 4 de large avec un tirant d'eau d'1,85 m et il pèse environ 14 tonnes. Il est assez bien équipé et surtout bien pensé et très bien entretenu. Ce qui m'a séduit le plus est que la coque est construite en acier Corten, c'est à dire un acier qui s'oxyde très peu et qu'il a 3 compartiments étanches.

Flaskap II

Je ne sais pas encore si « Flaskap II » sera le bateau avec lequel je ferai le tour du monde car il ne faut jamais se précipiter surtout pour ce genre d'achat, mais depuis que j'ai vu « Nimic II », je sais que ce sera probablement un ketch en acier. En acier pour la solidité mais aussi pour la masse importante car un bateau massif n'est pas freiné aussi facilement par les vagues rencontrées. Et pourquoi un ketch ?

  • Au mouillage, la voile d'artimon avec 3 ris garde le bateau dans l'axe du vent et l’empêche de tirer des bords sur la chaîne.
  • À toutes les allures, sauf près et vent arrière, le bateau semble bien plus équilibré, avantage pour le pilote qui travaille sans trop de peine.
  • Une meilleure stabilité de route par gros temps, réglage foc demi enroulé, grand-voile affalée, voile d'artimon.
  • Deux mâts, c'est plus de réglages possibles et un voilier bien équilibré.
  • À taille de bateau égale, les voiles d'un ketch sont plus petites, donc plus maniables.
  • Il donne plus de sécurité en cas d'avarie sur une voile ou un mat, en cas de démâtage il reste un mât sauf s’il y a un marocain.
  • La hauteur du centre vélique est plus basse que sur un gréement sloop ce qui se traduit par une moindre gite et par le fait de pouvoir porter toute la voilure plus loin dans la force du vent, ce qui améliore les performances et le confort.
  • On peut se servir du bout de l'artimon comme grue pour lever, moteur annexe etc.
  • Les performances sont loin d'être médiocres.
  • Il y a la possibilité de pouvoir gréer beaucoup plus de hamacs !
  • … et puis c’est beau un ketch !
Donc plus d'arguments positifs que négatifs :
  • Au vent arrière, plus de « travail » vu l'artimon qui semble bien inutile mais bon, le vent arrière n’est pas une allure agréable en général.
  • Au près, la voile d’artimon est difficile à régler car elle est dans les turbulences de la GV.
  • Deux mats donc deux fois plus d'avaries possibles, deux fois plus d’entretien et deux fois plus de coûts.

J'attends avec impatience la prochaine visite prévue pour une sortie en mer afin de voir comment « Flaskap II » se comporte sous voile et au moteur. Le propriétaire souhaite effectuer un carénage au mois de mars prochain, ce qui me permettra de bien voir l'état de la coque et de faire faire une expertise.
À suivre !

30 juillet 2017 - Petite déception

N'ayant pas reçu de nouvelles des propriétaires, je les ai contactés par email en mettant en copie le courtier Hollandais qui s'occupe de la vente de Flaskap II. Celui-ci m'a répondu qu'il me fallait d'abord faire une offre d'achat, ce que j'ai fait malgré le fait que j'ai trouvé ça plutôt bizarre et qu'il faudrait aussi une photocopie de mon passeport ainsi que de celui de ma femme si je suis marié, et ensuite encore signer un contrat et payer une caution de 10% de la valeur d'achat avant de pouvoir effectuer une sortie avec le bateau.

Là, j'ai commencé à tiquer et je lui ai répondu que je préfère d'abord faire une sortie en mer en compagnie des propriétaires afin de pouvoir me décider. Si je suis satisfait et que le bateau me convient, je suis prêt à signer un compromis de vente et à verser un acompte, ensuite faire faire une expertise et acheter le bateau si tout est en ordre, ce qu'il a refusé catégoriquement sous prétexte que ça se fait toujours comme ça aux Pays-Bas ! Je lui ai répondu que je trouvais trop risqué le fait de verser cet acompte alors que pour les propriétaires et le vendeur, il n'y a absolument aucun risque.

Je trouve cette façon de faire tout à fait inacceptable, on dirait qu'ils cherchent à tout prix à accrocher le client qui peut se sentir ensuite coincé aprés de tels agissements. Les Pays-bas ne sont pas bien loin de la France mais quelle drôle de mentalité. Donc, je viens de mettre une croix sur ce bateau qui me plaisait pourtant beaucoup. Comme on peut le lire sur « Acheter en France ou "monter en Hollande" », les courtiers Hollandais n'ont pas la meilleure réputation.


Flaskap II
Flaskap II

Flaskap II
Flaskap II

Flaskap II
Flaskap II

29 Septembre 2017 - Visite du Carambola 38

Ce dériveur en aluminium me conviendrait parfaitement surtout qu'il est bien équipé et aussi bien pensé pour la croisière hauturière, je pense que je l'aurai acheté si je n'avais pas eu autant de temps avant mon départ prévu pour 2020.

Carambola 38

Mais il est vrai que je suis toujours à la recherche d'un ketch en acier et qu'entre temps j'ai vu que INOX, le dernier voilier construit par Marcel Bardiaux est à vendre. Je compte donc aller visiter ce bateau qui malgré son âge (1966) et sa taille (15 m / 22 tonnes) pourrait peut-être me convenir. Entre temps, j'ai eu vent de gros problèmes d'oxydation dût au fait que Marcel Bardiaux a utilisé des inox différents.

INOX


Carambola 38
Carambola 38

16 Février 2018 - Achat du Patagonie 39

Ce vendredi 16 février, j'ai visité un nouveau bateau, le Patagonie 39. C'est un sloop en acier de 12 mètres (largeur au maître bau de 4,07 m avec un tirant d'eau de 1,80 m et un déplacement de 11 tonnes) qui est actuellement en cours de refit complet. Il a été construit en 1998 par le chantier CNA YACHTING (plans et construction : CN Claude PHILIPPE), c'est aussi ce chantier, spécialisé dans les coques acier et alu, qui s'occupe du refit.

Patagonie 39

La coque, l'isolation et le gréement sont entrain d'être revus et rénovés, le moteur (Perkins 4108) de 50 Cv, qui a 2.530 heures de marche va lui aussi être révisé complètement. Ce bateau va avoir un jeu de voiles neuves et l'intérieur va aussi être refait. Le circuit électrique et celui de flotte sera aussi remis entièrement à neuf.

C'est un bateau solide qui inspire confiance, parfait pour un tour du monde, il y a un minimum de confort pour cuisiner et vivre à bord mais il n'y a aucun appareillage électronique ce qui, à mes yeux, est un avantage car je pourrai ainsi m'équiper des appareils et systèmes les plus récents. Le fait que l'intéreur va être refait me permet aussi de redéfinir le plan d'aménagement selon mes désirs, un peu comme si j'achetais un bateau neuf sur mesure !

Jusqu'à maintenant, tout ça n'était encore que la préparation de mon projet TDM mais maintenant, ça se concrétise réellement. La mise à l'eau de Mikeno VI est prévue pour le printemps 2019, ce qui me laisse encore suffisament de temps pour prendre des décisions dans la rénovation et dans la préparation avant le départ qui est prévu pour juillet 2020. De nouvelles pages vont être créées sur ce site pour l'organisation de cette nouvelle étape importante qui concerne la préparation de Mikeno VI.


Mikeno VI
Mikeno VI

Côté poupe, le bossoir et la jupe
Côté poupe, le bossoir et la jupe

En premier plan, le mât de 15 mètres
En premier plan, le mât de 15 mètres

Vue de l'intérieur de la quille sans lest
Vue de l'intérieur de la quille sans lest

26 Septembre 2018 - Préparation et achat de matériel

Après avoir pesé le pour et le contre, je commence à me procurer de l'équipement, si possible d'occasion pour essayer de ne pas dépasser les limites du budget prévu.

  • Pour une partie de la production d'électricité, j'ai choisi de monter une éolienne SuperWind 350W 12V achetée d'occasion avec son régulateur de charge. Je compte aussi installer des panneaux solaires (au moins 400W) et peut-être aussi un hydro-générateur.
  • Côté batteries, je prévois une batterie AGM de 130 Ah pour le démarrage moteur et le guindeau et pour la servitude, 3 batteries Gel de 130 Ah chaque. Comme chargeur, le Sterling Pro charge U 12V/40A et un moniteur de batteries Premium Victron bmv-702.
  • Pour le régulateur d'amures ce sera le modèle Spray de chez CapHorn.
  • Pour la cuisine à bord, je pensais utiliser le gaz mais entre-temps, j'ai appris qu'il existait des cuisinières fonctionnant au gasoil et je me suis donc décidé pour une Wallas 87D (four et plaques céramique) qui peut aussi chauffer le bateau. C'est du matériel relativement onéreux mais ça remplace aussi le Poêle gasoil Refleks (66MK) que je souhaitais installer. Le grand PLUS, c'est la sécurité mais aussi l'approvisionnement car le gasoil, on le trouve partout !
  • Plutôt que d'acheter un frigo, j'ai décidé de m'en construire un sur mesure d'une capacité d'environ 100 litres avec une partie « freezer » pour les glaçons. Pour le corps, je compte utiliser des panneaux PIV (Panneaux Isolants sous Vide) de 50mm avec des panneaux polycarbonate et des joints silicone à l'intérieur du caisson. Pour la partie froid, le système sera basé sur le groupe froid BD35F refroidi à l'eau de mer de chez Danfoss. Je publierai bientôt une description détaillée.
  • L'aménagement intérieur du bateau n'étant pas encore réalisé, tout est encore très accessible, je peux donc installer facilement des gaines (avec messagers) avec le câblage prévu pour l'électricité (12 et 220 v), pour le circuit NMEA 2000 mais aussi pour la tuyauterie (eau et gasoil).
  • Côté instruments, j'ai choisi d'installer le kit GARMIN GMI 20 comprenant un afficheur multifonctions avec capteurs météo (girouette / anémomètre) et capteur traversant tri fonction (sondeur / vitesse / température) le tout fonctionnant en NMEA 2000. Avec ça, j'ai choisi l'antenne GPS 19x de Garmin qui utilise les systèmes GPS, GLONASS, Galileo et QZSS1.
  • Pour les petits déplacements, je me suis procuré aussi d'occasion, un petit vélo pliant, un Strida qui a l'avantage d'être pratiquement inoxydable et assez léger.

Énergie verte
Énergie verte