L’idée de créer cette page m’est venue en essayant de comprendre pourquoi certains êtres sont capables de créations ou de découvertes extraordinaires (F. Chopin, M. Curie, A. Einstein) et d’autres d’inimaginables monstruosités (A. Hitler, V. Poutine, D. Pelicot), c’est à dire ce qui définit les « gentils » et les « méchants », le « bien » et le « mal ».
Pour vivre en société, il est nécessaire de suivre des règles de « savoir vivre » et de morale comme ne pas tuer, ne pas voler etc… Ces règles de base sont en général innées et transmises pendant l’enfance (éducation, instruction, parents...) mais certaines personnes n’ont pas eu cette chance et ont grandies dans la misère, la violence et la méchanceté, ces personnes meurtries sont donc incapables de différencier le bien du mal et peuvent elles même à leur tour engendrer du mal.
Puis ce qui est bon dans un groupe peut être mauvais dans un autre, on pourrait donc peut-être penser qu’il n’y a pas de bien absolu, c’est ce qui rend difficile la définition de bien et de mal. Cette différence d’interprétation est à l’origine de la plupart des conflits et des guerres.
Il faut aussi distinguer l’intention d’un acte, il est possible qu’une personne fasse du mal involontairement mais on peut aussi vouloir faire du mal intentionnellement, ce qui est très différent !
Les mauvaises personnes n'existent pas sauf lorsqu'elles ont des problèmes psychiatriques importants. Sinon ce sont simplement des gens qui souffrent plus ou moins et qui ne savent plus s'exprimer ou interagir avec les autres.
L’expérience de Milgram qui est quand même assez discutable, a pu montrer que la plupart des individus, sous certaines conditions, sont prêts à se soumettre à l'autorité au point d'être capables, lorsqu'on leur en donne l'ordre, d'administrer à leur semblable un choc électrique mortel - cela contre leurs propres convictions. Au moment de cet acte, on se trouve, selon Milgram, dans un état « second » : on a délégué sa propre conscience morale et on agit comme l'instrument docile de l'autorité, du chef, du commandant, du leader.
Ce sont aussi des pères de familles ordinaires qui torturent. « L'autorité et la pression du groupe peuvent pousser presque n'importe qui à faire usage de violences brutales ».
La question du bien et du mal est un problème typiquement humain. Jusqu'à preuve du contraire la plupart des animaux et les végétaux ne connaissent pas le bien et le mal. Ils ne jugent pas, ils n’interprètent pas, même s’ils leur arrivent de souffrir.
L'humain n'est qu'un animal parmi tant d'autres, il ne possède aucune différence physiologique radicale avec d’autres espèces vivant sur terre mais il se différencie principalement par sa conscience et sa manière de communiquer, de penser, d'inventer, de créer et d’agir.
L’humain fait un usage très peu spécialisé de son corps, il sait faire beaucoup de choses, mais rien mieux que tous les autres animaux. Grâce à son esprit inventif et créatif, il est capable de faire beaucoup mieux, mais la plupart de ses outils n'ont été développés que récemment dans l’histoire humaine.
Ce qui différencie le plus l'humain des autres animaux est son intelligence avec ses défauts et qualités qui lui ont permis de devenir « maître suprême sur la terre ». Cette intelligence permet à l'humain de comprendre petit à petit comment la nature et l’univers fonctionnent, de créer des choses magnifiques dans l'art et la technique mais aussi des choses horribles pour faire souffrir et tuer ses semblables mais aussi détruire la nature.
Ces listes (non exhaustives) de caractéristiques sont propres à l'humain, certains animaux peuvent avoir l'une ou l'autre de ces caractéristiques mais jamais toutes ensemble. Tous les humains sont pourvus à doses différentes de ces qualités et défauts et selon la dose, il en ressortira parfois des génies dans le beau et le bien comme dans l'horrible et le mal.
Qu'est ce qui caractérise un génie ?
C'est une personne qui se démarque de façon exceptionnelle de ses contemporains par des aptitudes et/ou une force intellectuelle et créatrice hors du commun. Cela s'applique très bien à l'artiste, au chercheur ou à l'inventeur mais aussi aux génies du mal pour élaborer et mettre à exécution des plans destructifs et criminels afin d'assouvir leurs désirs.Dans la langue française « l’homme » désigne généralement « l’être humain masculin » mais aussi « l’être humain » en général. Pour cette raison je préfère utiliser « l’humain » ou « l’être humain » quand je parle de l'espèce humaine.
Selon l’INSEE, en 2019, 18% des personnes mises en cause par la police et la gendarmerie pour un crime ou un délit sont des femmes, alors qu’elles représentent 52% de la population !
Les femmes mises en cause le sont davantage pour des escroqueries (32%), pour des atteintes peu violentes telles que les vols sans violence (27%), les autres atteintes à la personne (20%) ou pour des atteintes en lien avec la famille (55%) ou les enfants (34% parmi les coups et blessures volontaires sur personne de moins de 15 ans).
Les hommes (82% des mis en cause) le sont davantage pour des actes plus violents.
Les femmes et les hommes ne sont donc pas impliqués dans le même type de crime ou de délit, voir graphique.
Selon STATITA, sur un total de 87.197 personnes incarcérées en France au 1er mars 2023, 84.707 (97,14%) étaient des hommes et 2.490 (2,86%) des femmes !
Tout ça a directement pour effet que les femmes sont davantage victimes de crimes violents générés par des hommes.
Comment expliquer cette violence masculine ?Tous les hommes ne sont pas violents mais la violence est clairement masculine.
Tous les hommes ne violent pas, mais, sauf exception, ce sont les hommes qui violent.
Serait-ce un trop-plein de libido, un excès de testostérone, une incapacité à gérer ses pulsions, une déviance liée à la mise en acte de fantasmes sadiques, le résultat de l'hyper érotisation de notre société ou encore celui de nos sociétés patriarcales depuis la nuit des temps ?
Ces divers éléments, auxquels il faudrait ajouter le rôle de l'alcool et d'autres drogues, ne manquent pas de pertinence et, selon les circonstances, peuvent jouer un rôle plus ou moins déterminant.
S’agit-il plutôt de prédation ?
Ce phénomène se retrouve poussé à l'extrême dans les cas de viols d'hommes sodomisés de force ou de viols de guerre sur les femmes. L'agresseur n'est animé par aucun désir sexuel, mais il veut ainsi punir, humilier ou marquer sa supériorité et sa haine sur sa victime en possédant l'autre entièrement et contre son gré.
Comme l’écrit Gert Svensson du KTH Royal Institute of Technology,
« La masculinité dans le monde occidental est pour ainsi dire définie par le fait que tout sentiment humain est considéré comme un signe de faiblesse, et qu'on préconise le mépris face à des sentiments tels que la peur, l'insécurité ou le chagrin. »
« Le seul sentiment qui soit acceptable chez la plupart des hommes est l'agressivité. Il semble que les hommes, du fait de leur registre émotionnel limité, ont beaucoup plus de mal que les femmes à faire face à ce sentiment d'impuissance. »
Le psychologue Per Isdal pense que :
« Les enfants maltraités se retrouvent face au monde avec une énorme angoisse intérieure. Ils sont hypersensibles et se considèrent très facilement menacés ou attaqués. Les êtres humains peureux sont plus agressifs que ceux qui se sentent en sécurité. »
« Le sentiment d'impuissance peut aussi aller de pair avec l'impression persistante et justifiée de faire partie des perdants de la société. »
« Les sociétés où les différences entre riches et pauvres sont grandes sont les plus violentes. Les disparités économiques accroissent le sentiment d'impuissance chez ceux qui sont au plus bas de l'échelle, de même qu'elles font grandir la peur des riches de perdre leur pouvoir et leurs privilèges »
Pour le psycho-sociologue américain James Garbarino,
« les hommes sont peut-être physiquement deux fois plus violents que les femmes, si on ne se réfère qu'à la biologie nais, selon les statistiques de criminalité, l'homme est 5 à 10 fois plus violent. La culture est bien plus forte que les gènes pour ce qui est de rendre les hommes plus violents. La violence brutale est une histoire d'hommes et est étroitement liée au rôle masculin. »
Le psychologue Peter Johansson écrit :
« Ces hommes machistes et violents ont eu des pères violents comme modèles, et, malheureusement, ils agissent de même envers leurs propres enfants. C'est de cette façon que la violence se transmet dans la société, d'une génération à l'autre. »
Le spécialiste du comportement et militant de l'égalité des sexes Ingemar Gens écrit :
« La société fait des hommes des machines à chercher le pouvoir et le contrôle, qui retiennent leur empathie et qui réagissent trop facilement avec violence. Que les jeux vidéos soient si violents n'est pas une coïncidence, ils montrent ce que les hommes, dans leur impuissance, rêvent de faire - aujourd'hui encore, hélas ! »
Le fait que la violence soit largement plus masculine est aussi dû au fait que l’homme a pratiquement toujours dominé la femme. Ce qui pourrait d’ailleurs changer si un jour la femme devient l’égal de l’homme ou même le domine !
J’ai donc essayé de définir deux listes de caractéristiques qu’on peut attribuer aux êtres humains.
La première (64 caractéristiques additives) concerne les défauts et leurs contraires (qualités) qui ajoutés ensemble donnent une certaine valeur numérique. Ces qualités et défauts utilisés sont exclusivement utiles à définir les valeurs, les comportemets que j'estime (en toute objectivité) positifs ou négatifs.
La deuxième liste (22 caractéristiques multiplicatives) où chaque caractéristique (ni positive ni négative) amplifie la somme des valeurs de la première liste afin d'obtenir un score final plus ou moins grand.
Un score final négatif indiquant le « mal » ou le « méchant » et un score positif indiquant plutôt le « bien » ou le « gentil » !
Ces deux listes sont probablement encore incomplètes et j’essaye de les compléter au fil du temps.
Nombre approximatif de personnes impactées par les agissements de cette personne :
()
Un CGM compris entre -50 et +50 représente une personne Lambda, c'est à dire Monsieur ou Madame tout-le-monde, plus ou moins gentil, plus ou moins méchant ! La seconde valeur entre parenthèses indique le CGM modifié par le nombre de personnes impactées.
Voici les valeurs très approximatives que j'ai attribuées à quelques personnages :
... et pour comparaison ! Toutes ces valeurs sont bien sûr très subjectives !
Dans mes exemples, étant donné que j'ai mis plus de personnes en rouge qu'en vert, on pourrait penser qu'il y a plus de mauvaises personnes, je pense tout simplement qu'on remarque et retient plus facilement les personnes extrêmement négatives mais que l'humanité est plus ou moins bien équilibrée, qu'il y aurait donc autant de gentils que de méchants et que la plus grande partie des humains se trouve dans la zone neutre donc avec un CGM compris entre -50 et +50.
Caratéristiques additives :
Caratéristiques multiplicatives :
Description :
CGM V1.56, © P. Lagarrigue, 2025